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Europe, Santé, Sécurité

Sûreté alimentaire et protection européenne des consommateurs

Malgré ce dispositif, l’Europe connait encore des scandales sanitaires qui se succèdent. Parmi les plus récents, après le scandale de la vache folle en 2013, celui des œufs contaminés au Fipronil ou l’affaire Lactalis. Pourtant, l’Union européenne possède l’une des législations alimentaires les plus strictes au monde. Petite piqûre de rappel, la Commission européenne a adopté en janvier 2000, le « Livre Blanc » sur la sécurité alimentaire ».

Ce dernier dispose sous la forme d’un acte fondateur, que « seules les denrées alimentaires et des aliments pour animaux sûrs peuvent être mis sur le marché de l’Union ». Il établit également « des critères de base pour déterminer si une denrée alimentaire ou un aliment pour animaux et sûrs ». Parmi les principes généraux du texte, on retrouve notamment : le principe de responsabilité ; la traçabilité, le principe de précaution et la transparence

Autre nouveauté apportée par ce règlement : la création de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Basée en Italie, à Parme, cette dernière est mandatée par la Commission européenne – dans la majorité des cas – mais également par le Parlement européen et les Etats membres, pour fournir des avis scientifiques sur des questions relatives à tous les aspects de la chaîne alimentaire, utilisation de pesticides, d’OGM ou d’additifs.

Et puis, il y a aussi le RASFF. Actionné notamment par la Belgique dans l’affaire du Fipronil, le RASFF est un outil informatique permettant le partage des informations entre ses membres en cas de menace sur la sûreté alimentaire. Ainsi, les Etats membres disposent d’un délai de 24 heures maximum pour notifier toute menace sur la sûreté alimentaire à leurs voisins de l’UE par le biais du réseau RASFF.

En ce qui concerne l’importation de denrées alimentaires venues de pays tiers, la législation européennes se veut également stricte. Selon ce principe aucun aliment ne peut entrer dans l’UE sans passer par une série de contrôles.

Mais, selon certaines ONG, si la règlementation européenne est relativement bonne et met en avant le rôle de contrôle et le devoir de sanctions des Etats membres, son application dans les faits, serait trop limitée, ce qui génère un sentiment d’impunité. Ces mêmes ONG pointent aussi le devoir d’auto-contrôle des entreprises productrices qui devrait être renforcé et pensé plus éthique.