E Privacy

Europe, Sécurité, Technologie

Scandale Facebook – la directive E-privacy revient dans l’actualité

Au lendemain du scandale Facebook, la Commission européenne augmente la pression sur les dirigeants européens pour qu’ils approuvent une loi controversée sur la vie privée, dans l’impasse depuis plus d’un an.

Dans un avertissement sévère aux dirigeants avant qu’ils se rassemblent au sommet de Sofia le 17 mai dernier, l’exécutif européen leur a demandés d’accélérer et de conclure le plus tôt possible les négociations sur la directive vie privée et communications électroniques.

La Commission est sous pression pour tenir sa promesse de conclure les négociations d’ici à la fin de l’année sur les propositions liées au marché unique numérique annoncées depuis 2015.

La Commission mise sur l’indignation publique, née de la collecte des données de millions d’utilisateurs Facebook par le cabinet de conseil Cambridge Analytica, pour persuader les politiques d’accélérer les négociations.

Une vague de nouvelles règles sur la vie privée déferle déjà sur les entreprises tech opérant en Europe. Le règlement général de l’UE sur la protection des données, connu sous le nom de GDPR, entrera en vigueur ce 25 mai.

Ce sont les responsables politiques nationaux et les négociateurs de Bruxelles qui trainent des pieds pour approuver une autre loi sur la vie privée. Certains pays européens s’opposent en effet l’autre loi sur la vie privée et les communications électroniques, soutenant qu’elle fera porter sur les entreprises un fardeau supplémentaire alors qu’elles se restructurent déjà pour respecter le GDPR.

Les entreprises technologiques ont également tiré la sonnette d’alarme au sujet des mesures plus strictes contenues dans le projet de loi ePrivacy qui limitent la façon dont les opérateurs de télécommunications et les services numériques comme WhatsApp peuvent traiter les données de leurs utilisateurs.

a Commission espère que les diplomates nationaux approuveront leur version de la loi d’ici fin juin et que les négociations finales pourront s’achever avant la fin de l’année. La législation ne peut, en effet, entrer en vigueur qu’après que les diplomates nationaux, le Parlement européen et la Commission ont trouvé un compromis.