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Environnement, Europe, Technologie

L’Union Européenne prône l’utilisation de batteries européennes

Les batteries et le stockage de l’énergie sont de plus en plus importants pour l’électromobilité et le développement des renouvelables. L’UE s’efforce donc d’aider son industrie à faire face aux avancées de la Chine et d’entreprises américaines comme Tesla.

La production de batterie est un secteur en pleine expansion, qui génère environ 250 milliards d’euros par an. Elle prône l’utilisation de batteries exclusivement européennes et une série de nouvelles initiatives tente de faciliter la tâche aux plus de 120 industriels de l’Union actifs dans le secteur.

La Commission européenne voudrait, en effet, encourager la production du plus grand nombre de batteries possible sur le sol européen, avec des matériaux européens.

Le plan d’action stratégique pour les batteries, présenté la semaine dernière, en même temps que les nouvelles règles d’émissions de CO2 pour les camions, a pour but de renforcer l’alliance européenne pour les batteries, lancée en octobre 2017.

Le nouveau plan propose une feuille de route complète, incluant l’évaluation de la disponibilité de matières premières dans 13 pays, afin de lier renouvelables, production de batteries et amélioration des normes.

Il souligne également les financements toujours disponibles pour la recherche et l’innovation d’ici le prochain budget à long terme. Pas moins de 110 millions d’euros pourraient toujours être attribués à des projets purement liés aux batteries et jusqu’à 2 milliards pourraient encore être dépensés par le Conseil européen de l’innovation pour des « projets de nouvelle génération ».

La Banque européenne d’investissement quant à elle a récemment décidé d’injecter plus de 50 millions d’euros dans la construction d’une usine à batteries suédoise dirigée par Peter Carlsson, ancien employé de Tesla. Cette usine renforcerait les capacités européennes, pour l’instant uniquement fournie par une usine en activité en Pologne.

Si les batteries devraient aider l’Europe à décarboner son économie et à atteindre son objectif de l’Accord de Paris, la chaine d’approvisionnement est encore sources d’inquiétudes importantes en termes de durabilité et d’écologie.

Le cobalt vient principalement de mines situées en République démocratique du Congo et le graphite lamellaire de Chine. Et ces deux pays ne sont pas exactement reconnus pour leurs conditions de travail dans le respect des droits de l’Homme.

C’est précisément la raison pour laquelle le plan d’action insiste sur l’utilisation des accords de libre-échange pour assurer une activité minière responsable dans les pays tiers.