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La Belgique sortira du nucléaire en 2025

Le gouvernement belge a approuvé le 30 mars dernier un nouveau pacte énergétique qui permettra au pays d’éliminer progressivement l’énergie nucléaire entre 2022 et 2025.

Le Pacte énergétique prévoit, entre autres, de fermer les centrales nucléaires de Doel et de Tihange et d’investir davantage dans le développement des énergies renouvelables, en particulier dans les parcs éoliens offshore. En Belgique, 40 % de l’énergie provient du nucléaire et plus de 50 % de l’électricité est produite par ces deux réacteurs, ce qui signifie que les institutions européennes devront énormément investir dans les énergies renouvelables ou exploiter davantage le gaz naturel.

La Belgique se situe au quatrième rang derrière la France, la Slovaquie et l’Ukraine en termes de plus grande part du nucléaire dans la production totale d’énergie. De plus, elle est à la traîne pour son objectif de 13 % d’énergies renouvelables d’ici 2020, les données récentes d’Eurostat révélant que seulement 8,7 % de son énergie provient actuellement de sources renouvelables telles que le solaire ou l’éolien.

La fermeture des centrales nucléaires pourrait donc donner l’impulsion dont le pays a besoin pour produire plus d’énergie renouvelable. Le pacte énergétique prévoit également d’adopter l’année prochaine une stratégie énergétique pour 2030.

Les deux installations de Doel et de Tihange ont par le passé fait l’objet de controverses en raison de problèmes de sécurité et de leur âge. Des microfissures ont en effet été découvertes dans certains réacteurs des deux centrales en 2013, qui ont ensuite été fermées jusqu’en 2015.

Des organisations environnementales ont protesté lorsque leur permis a été prolongé jusqu’en 2025, date à laquelle les centrales auront presque un demi-siècle.

Si la Belgique tente de s’éloigner de l’énergie nucléaire et que la plupart des pays d’Europe de l’Est se démènent pour décarboniser leur économie, la Pologne souhaite pour sa part investir davantage dans la production d’énergie atomique, en construisant son premier réacteur, c’est ce qu’a annoncé le ministre polonais de l’Énergie.

Le gouvernement a estimé le coût de ces nouvelles unités à environ six milliards d’euros. La construction durerait environ six ans et la première centrale devrait être inaugurée d’ici 2030. Des doutes planent toutefois sur la durabilité de ce plan, les énergies renouvelables devenant moins chères de jour en jour.

Du côté des énergies renouvelables, les données basculent en leur faveur dans certains pays. Au Royaume-Uni, par exemple, le gouvernement britannique affiche, dans un rapport, que la production d’énergie éolienne et solaire dépasse pour la première fois le nucléaire au quatrième trimestre 2017. Un dossier énergétique que nous suivrons donc près …