Viande

Economie, Environnement, Europe

En Allemagne, l’idée d’un étiquetage obligatoire de la viande progresse

Selon un sondage publié par Greenpeace, nombre de grands vendeurs et producteurs de viande allemands verraient d’un bon œil l’instauration d’un étiquetage contraignant sur l’origine.

Ainsi, Aldi, Rewe, Kaufland, et Tegut, soit toutes les grandes chaines de supermarchés du pays, soutiennent l’initiative de Greenpeace pour améliorer la transparence sur les produits carnés. Le sondage a été lancé après que Lidl, une marque allemande, prenne l’initiative d’indiquer l’origine de toutes ses viandes fraîches, motivé par les récents scandales. Cette mesure devrait entrer en vigueur à Pâques.

L’ONG est en faveur d’un étiquetage à plusieurs niveaux, qui serait donc appliqué à la fois à l’industrie des plats préparés et aux importations. Ce système devrait aussi informer le consommateur lorsque les animaux ont été nourris aux OGM ou non des animaux et sur les méthodes d’élevage.

Pour atteindre les objectifs climatiques de l’accord de Paris, diviser par deux la consommation de viande s’impose, toujours selon Greenpeace. Si l’agriculture suit sa tendance actuelle, elle produira 52 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde dans les prochaines décennies, dont 70 % proviendront du secteur de la viande et des produits laitiers. En Europe, le CO2 de l’agriculture correspond déjà à 10 % des émissions totales.  Trois animaux sur quatre élevés en Europe proviennent de très grandes exploitations, alors que les petites fermes ont réduit le nombre d’animaux de 50 %, déplore l’ONG.

Le rapport de Greenpeace souligne également le danger de la résistance aux antibiotiques due à l’élevage intensif. Selon un rapport publié le 27 février par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), les bactéries chez les humains et les animaux continuent de présenter une résistance aux antibiotiques, notamment chez les volailles.

La plupart des scientifiques s’accordent donc pour dire qu’il est nécessaire de réduire la demande de produits animaux pour préserver l’avenir de notre planète