Intelligence Artificielle

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24 pays européens signent un pacte pour l’intelligence artificielle

24 pays européens ont signé ce 10 avril un pacte pour développer l’intelligence artificielle, afin de concurrencer les géants technologiques américains et asiatiques.

Tous les États membres de l’UE, à l’exception de Chypre, de la Roumanie, de la Croatie et de la Grèce, se sont engagés à « moderniser les politiques nationales » pour développer la recherche à grande échelle autour de l’intelligence artificielle (IA) et à investir dans des technologies telles que la robotique et les applications médicales, qui traitent d’énormes quantités de données.

Mariya Gabriel, commissaire européenne chargée du numérique, publiera le 25 avril un document de stratégie sur l’intelligence artificielle qui, selon elle, exposera les questions juridiques que la technologie est susceptible de soulever, et répondra également aux craintes concernant le remplacement des emplois par des robots.

Dernièrement, les annonces des gouvernements nationaux à propos de l’intelligence artificielle se sont succédé. Le président français Emmanuel Macron est le dernier dirigeant à s’être concentré sur la technologie lorsqu’il a révélé le mois dernier un plan visant à injecter un total de 1,5 milliard d’euros de fonds publics dans la recherche sur l’IA au cours des quatre prochaines années. Dans son accord de coalition de février, le nouveau gouvernement allemand s’est engagé à créer sa propre unité de recherche et un centre commun d’IA avec la France.

Mariya Gabriel a appelé les autres pays de l’UE à coopérer pour rivaliser avec des concurrents plus importants aux États-Unis et en Asie.

En plus d’envisager des modifications des lois nationales et de nouveaux fonds d’investissement dans l’IA, les ministres se sont engagés à créer des centres de recherche paneuropéens. Ils ont également convenu que les humains devraient « rester au centre du développement, du déploiement et de la prise de décision en matière d’IA » et se sont engagés à « prévenir la création et l’utilisation nuisibles d’applications d’IA ». Plusieurs ministres ont donc souligné que l’UE devrait se mettre d’accord sur des normes éthiques en matière d’intelligence artificielle qui pourraient donner aux entreprises européennes un avantage sur leurs concurrents.