Terrorisme

Défense, Europe, Sécurité

La menace terroriste n’a pas diminué en Europe

Ces dernières années, la « menace islamiste » est devenue l’un des thèmes favoris des médias. Cette menace du terrorisme en Europe « n’a pas diminué malgré la perte de territoires de l’État islamique en Syrie et en Irak, selon le directeur du département antiterrorisme à Europol.

Plus de 20 incidents dans 11 pays de l’Union ont été perpétrés en 2017 et 980 arrestations liées au djihadisme ont été enregistrées.

Pour les experts de la lutte contre le terrorisme, après la Syrie et l’Irak, la menace de l’EI prend des formes diverses aujourd’hui et elle continue à entretenir des liens, une concurrence et des affrontements avec Al-Qaïda. L’EI a toujours une marque de fabrique, il est beaucoup plus agressif et impitoyable, comme en témoignent la propagande que le groupe diffuse sur les réseaux sociaux.

Europol identifie trois sources de menace terroriste qui peuvent être identifiées : les acteurs solitaires qui « passent de 0 à 100 en très peu de temps », les plans « plus sophistiqués et à plus long terme » d’Al-Qaïda, et le système complexe d’action de l’État islamique.

Europol, avec les forces de police des pays de l’Union européenne, se concentre donc aujourd’hui sur l’identification, la prévention et la poursuite » de ceux qui souhaitent entrer en Europe depuis des groupes djihadistes du Moyen-Orient.

Les experts s’inquiètent aussi des nouvelles formes d’attaques. Avec des connaissances techniques particulières, il serait possible de mener des cyber-attaques et de prendre le contrôle du centre opérationnel d’un barrage ou d’une centrale nucléaire. La cyber menace est sous-évaluée. C’est le nouvel espace de guerre.

En dépit des pertes subies par Daesh, Europol est affirmatif, la menace terroriste persistera encore pendant dix ans dans les villes européennes.