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Europe, Femme, Société

Journée Internationale de lutte pour les droits de la femme

Il ne faudrait plus de jour militant et pourtant, aujourd’hui 8 mars est la journée internationale de lutte pour les droits de la femme. Officialisée par les Nations Unies en 1977, elle trouve son origine dans les luttes ouvrières du début du XXe siècle, pour de meilleures conditions de travail et le droit de vote.

Si le thème choisi par l’ONU cette année est « L’heure est venue : les activistes rurales et urbaines transforment la vie des femmes », les inégalités femmes-hommes se logent dans des secteurs beaucoup plus larges et diversifiés. Et ce sont les chiffres qui en parlent le mieux.

85% des femmes sont davantage concernées par les réductions d’activité et les interruptions temporaires.

19% brut est l’écart de salaire moyen entre les femmes et les hommes, En bref, une femme du même âge et avec le même CV qu’un homme gagne à l’arrivée un salaire net 10% moins élevé tout en occupant le même poste.

A l’heure de cette 41e Journée internationale des droits des femmes, les revenus des femmes restent en moyenne inférieurs de 26 % à ceux des hommes Une différence de revenus globale qui n’a évolué que de trois points en vingt ans. Sur la base d’une journée standard, c’est comme si cessaient d’être payées à 15h40.

En termes d’accès à l’emploi, 80% des femmes occupent des emplois précaires.

Les hommes consacrent, en effet, en moyenne par jour 3h20 à leur temps libre, versus 2h45 pour les femmes. Par contre, les femmes consacrent pas moins de 3h26 par jour à gérer les tâches domestiques et à s’occuper des enfants, pour seulement 2h du côté des hommes.

En outre, 20% des femmes subissent ou ont subi des violences sur leur lieu de travail. Pourtant, 82% des employeurs n’ont toujours pas mis en place des mesures de prévention. La parole s’est libérée en 2017. La Ligue des Droits de l’homme appelle à en tirer les enseignements.

Cette année, l’appel est clair au niveau international. Cette journée n’est pas une fête de la femme avec distribution de fleurs, chocolats et cadeaux, à la maison ou sur son lieu de travail. C’est un véritable coup de gueule qui ne devrait pas exister pour l’égalité sociétal, professionnelle et domestique, entre les hommes et les femmes.