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Défense, Europe, Sécurité

Theresa May prépare un traité sur la défense avec l’UE

Theresa May prépare un traité de défense et de sécurité avec l’UE. Londres souhaite la mise en place de ce traité avant sa sortie des 28, en mars 2019 prochain.

Lors de la conférence de Munich sur la sécurité, le 17 février dernier, la Première ministre britannique a appelé un « partenariat profond et spécial » sur la défense, assurant que « les aspects clés de l’accord futur dans ce domaine seront déjà en place à partir de 2019 »

« Nous ne pouvons pas aujourd’hui permettre qu’une concurrence entre partenaires, des restrictions institutionnelles rigides ou une idéologie profonde affaiblissent notre coopération et compromettent la sécurité de nos citoyens », a-t-elle estimé.

La Première ministre britannique a également écarté un deuxième référendum sur le Brexit : « nous quittons l’UE et il n’est pas question d’organiser un second référendum ou de faire marche arrière, » a-t-elle affirmé.

Le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, également présent, a pour sa part indiqué qu’une coopération continue sur la défense et la sécurité était effectivement dans l’intérêt des deux partenaires, mais ne devait pas être confondue avec les négociations du Brexit, ce qui rendrait les discussions schyzophrènes.

À ce jour, le Royaume-Uni n’a pas encore défini exactement ce qu’il souhaiterait inclure dans ce traité de défense, qui devrait cependant couvrir la coopération dans les domaines militaire, du renseignement et de la lutte contre le terrorisme. Cela comprendrait des dispositions sur les missions militaires communes de l’UE, la participation des troupes britanniques à ces missions et les capacités de défense.

Le Royaume-Uni souhaite également maintenir des liens étroits avec Europol, qui coordonne les services de renseignement de police dans toute l’UE, et continuer à faire partie du système de mandat d’arrêt européen.

L’industrie britannique de la défense souhaite elle aussi faire partie de l’écosystème européen. Robert Hannigan, l’ancien chef du service de renseignement britannique, a ainsi averti que les entreprises de défense britanniques tomberaient dans un « déclin constant » si elles étaient exclues de la collaboration en matière de recherche et d’innovation avec le secteur de la défense de l’UE.