Technologie

Europe, Santé, Technologie

Santé : l’Europe harmonise les techniques de santé

La Commission européenne vient de dévoiler ses plans pour une évaluation des technologies médicales européennes censées permettre aux patients de tirer profit des innovations dans le domaine de la santé.

Le vieillissement de la population et la hausse des maladies chroniques dans les 28 pays de l’UE, ainsi que l’augmentation rapide du nombre de médicaments, de dispositifs médicaux et d’outils de diagnostic innovants, ont en effet mis les systèmes de santé sous pression.

L’évaluation médicale et économique des innovations au titre de leur impact, à l’hôpital comme en ville, devra donc dans l’avenir être renforcée. Cette approche pluridisciplinaire est désormais un outil indispensable de prévision et de prospective.

Le projet de règlementation couvre les nouveaux médicaments et appareils médicaux, en posant les bases d’une coopération paneuropéenne en termes d’essais cliniques communs à travers l’UE. Et cette proposition n’entraînera pas de charges supplémentaires pour l’industrie des technologies médicales », a assuré le commissaire européen en charge de la santé.

Néanmoins, face à la crainte de certaines capitales d’une « prise de pouvoir » de la Commission européenne, le projet de l’exécutif propose que les gouvernements nationaux continuent d’être responsables de l’évaluation de tous les aspects économiques, sociaux et éthiques des technologies de la santé, comme de la prise de décisions en matière de fixation des prix et de remboursement.

Toutefois, le projet de loi a été accueilli avec prudence par les organisations de santé et des consommateurs. Si elles souhaitent collaborer à l’Europe, elles veilleront à empêcher toute tentative d’affaiblir le niveau de l’évaluation au niveau national.

Ce dossier se heurte à un calendrier serré qui doit être approuvé par les députés européens et les ministres avant les élections européennes de mai 2019. Après son adoption, les gouvernements disposeront ensuite de trois ans pour transposer le règlement en droit national, et d’une nouvelle période de mise en œuvre progressive de trois ans.