Désinformation russe

Europe, Politique, Sécurité

Plus de 3500 cas de désinformation prorusse

L’influence de Moscou au sein des États membres préoccupe les eurodéputés. Plus de 3 500 cas de désinformation prorusse ont été détectés depuis 2015. Les principaux groupes politiques dénoncent l’ingérence du Kremlin à saper les démocraties occidentales et souhaitent mieux faire rayonner la vérité sur la communication stratégique de l’UE face à une guerre de la désinformation initié par Moscou.

Sont notamment dans le collimateur les accusations d’ingérence d’agents russes dans les votes sur le Brexit, comme celles pointées dans le cadre de l’indépendance de la Catalogne.

Depuis 2015, date de lancement du groupe de travail East Stratcom, chargé de compiler et publier ces fausses informations. L’UE a ainsi détecté plus de 3 500 cas de « désinformation prorusse ».

La cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a récemment déclaré que l’Europe prenait ce problème très au sérieux, mais que le groupe de travail manquait de données suffisantes pour déterminer correctement la véritable portée des activités de désinformation servant les intérêts du Kremlin dans les États membres.

La désinformation russe est une menace pour tous les pays de l’Union et pour l’Union elle-même. Le budget de l’UE pour 2018 prévoit de dédier 1,1 million d’euros pour tenter de contrecarrer cette désinformation de manière plus systématique.

La Commission a également, mis en place, depuis le 15 janvier dernier, un groupe d’experts sur les fausses informations. Composé de 39 membres, ces experts sont chargés de trouver une définition du phénomène et de fournir à la Commission les moyens efficaces d’y faire face. Pour l’instant, les instruments proposés par la Commission sont bien trop faibles par rapport aux moyens mis en place par le Kremlin.