ElectionsEuropéennes

Europe, Politique, Société

Elections européenne et euroscepticisme ne font pas bon ménage

Les prochaines élections européennes qui se dérouleront au mois de mai 2019 sont au cœur de l’agenda pour les 28 Etats-membres. La perspective de voir les partis eurosceptiques arriver en très bonne place aux prochaines élections européennes et nationales préoccupent en effet les fonctionnaires européens et les pro-européens.

Le départ imminent de la Grande-Bretagne de l’Union européenne et le lancement du compte à rebours concentrent donc les esprits sur l’urgence de trouver un remède à l’euroscepticisme grandissant au sein de l’UE.

Même si le Front national de Marine Le Pen et Alternative pour l’Allemagne (AfD) figurent parmi les partis eurosceptiques les plus visibles d’Europe, le phénomène est tout aussi répandu au sein des nouveaux pays membres de l’UE, en particulier en Pologne et en Hongrie, deux États qui défient ouvertement l’autorité de Bruxelles. Les citoyens des derniers pays à être entrés dans l’UE s’attendaient à combler rapidement le fossé économique avec leurs riches voisins et à être sur un pied d’égalité lors des négociations européennes. Or, ces attentes n’ont pas été satisfaites.

De plus, les répliques du crash financier de 2007-2008 et la crise de la dette de la zone euro qui a suivi se font toujours sentir et sont un facteur clé de l’euroscepticisme et de la désillusion, ce qui tend à ramener les électeurs vers des idées d’espace national.

Les partis nationalistes et eurosceptiques devraient donc enregistrer de bons résultats en mai 2019. Le FN, le mouvement cinq étoiles de Beppe Grillo en Italie et les démocrates suédois font tous plus de poids dans les sondages d’opinion qu’il y a cinq ans.

Mais tout le monde ne semble pas dépeindre un tableau aussi sombre de l’avenir. Pour les pro-européens, le projet européen et son histoire devraient faire partie du programme d’enseignement et le programme d’échange Erasmus, l’une des politiques européennes les plus populaires et identifiables, devrait également être étendu aux étudiants et aux jeunes qui ne sont pas à l’université. L’Europe est beaucoup plus résiliente que les titres des tabloïds ne le laissent penser, et la crise des réfugiés ne va pas bientôt conduire à l’effondrement de l’Union européenne. Ce qui est sûr c’est que les crises ont un impact sur l’engagement citoyen », a déclaré Josef Janning du Conseil européen des relations extérieures.