Europe, Santé

La prévention en matière de santé reste insuffisante

La prévention en matière de santé reste insuffisante en Europe. Et pourtant, entre vieillissement de la population et multiplication des maladies chroniques, les systèmes de santé des pays européens sont mis à rude épreuve.

Vaccins, antibiotiques, alcool et obésité représentent de vrais enjeux. Si les Européens bénéficient globalement de systèmes de soins de qualité, la prévention demeure le parent pauvre des budgets santé européen, en dépit de son importance, souligne un rapport de la Commission européenne.

« L’Europe n’est pas bonne élève dans la prévention de ces risques », souligne le rapport, pointant par exemple que 20% des jeunes de moins de 15 ans est en surpoids ou en situation d’obésité. Autre faiblesse, l’Europe est la région avec la consommation d’alcool la plus élevée du monde. Pourtant, 80% de frais de santé sont occasionnés par des maladies non-transmissibles, dont les facteurs de risques sont les mêmes : tabagisme, consommation d’‘alcool, mauvaise alimentation et manque d’activité physique.

Selon les estimations faites dans le cadre de l’étude, sur l’ensemble des 28 pays européens, 30% des maladies et de leurs conséquences seraient évitées si on supprime les facteurs de risque.

Fondamentale, l’action de prévention contre ces facteurs de risque est pourtant insuffisante dans une grande majorité des pays européens. Seul 3% du budget consacré à la santé est dédié à la prévention dans les pays Européens. « Un changement est nécessaire, de manière d’autant plus urgente que la population européenne est en train de vieillir », souligne le rapport.

Ainsi, le taux de couverture vaccinale pour la rubéole et la rougeole se situe par exemple à 30%, et celui de la grippe chez les personnes de plus de 65 ans de 51%, alors que l’Organisation internationale de la santé préconise une couverture minimum de 75%.

L’exemple de la surconsommation d’antibiotique reflète également la faiblesse de l’action de prévention de la part des pouvoirs publics. Selon l’étude de la Commission, la France est le quatrième pays le plus consommateur d’antibiotiques, derrière la Grèce, la Roumanie et Chypre.

En partenariat avec l’OCDE, dans cette nouvelle étude sur l’état de la santé en Europe, la Commission européenne a ainsi évalué les profils de santé sur plusieurs postes pour chacun des 28 Etats membres. Et si les systèmes de santé diffèrent d’un pays à l’autre, la faiblesse des budgets consacrés à la prévention est un constat récurrent