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Nutri-Score : Vers un code couleur européen pour les aliments ?

Même si nous vivons une époque où la sous-alimentation tend à diminuer, le surpoids et l’obésité augmente chez les jeunes. La France vient d’adopter un étiquetage avec code couleur permettant de mieux informer les consommateurs sur la qualité nutritionnelle des aliments.

Le dispositif établit un code de cinq couleurs sur les emballages : allant de vert pour un produit sain à orange foncé pour un produit riche en sucre, sel, oléagineux ou saturé en graisse. Ce projet se base sur les travaux scientifiques ayant permis l’évaluation des produits par un algorithme, qui détermine le code couleur adapté au regard de leur composition.

Aujourd’hui, les règles européennes en matière d’étiquetage laissent à la discrétion des Etats membres l’adoption d’un code graphique alimentaire. Basé sur le pur volontariat, le système invite néanmoins les fabricants de l’agro-alimentaires à s’y conformer et ce nouvel étiquetage semble déjà plébiscité par un grand nombre d’industriels.

Rappelons qu’en 2016, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 124 millions de jeunes de 5 à 19 ans étaient considérés comme obèses, contre seulement 11 millions en 1975. Pour enrayer cette tendance, les chercheurs estiment qu’un effort doit être fourni pour améliorer la nutrition tant à la maison qu’à l’école afin d’éviter que les enfants obèses développent un diabète à l’âge adulte.

Ils suggèrent notamment des taxes plus lourdes pour les produits associés à la « malbouffe » et les boissons à forte teneur en sucre, comme un marketing de vente plus adapté.

Avec la mise en place effective d’un Nutri-Code, la balle est donc désormais dans le camp des consommateurs pour changer progressivement leurs goûts et leurs préférences alimentaires, ce système leur permettant de mieux choisir leurs produits à l’achat.

N’oublions pas que c’est l’alcool, le tabac et l’obésité qui minent les progrès à l’Europe en termes de santé. Le vieux continent détient toujours le record mondial de consommation d’alcool, ce qui pourrait faire baisser l’espérance de vie de la prochaine génération et ne va pas détrôner de si tôt les maladies cardio-vasculaires comme cause de première mortalité.

Alessandra d’Angelo.