Europe, mobilité

L’hydrogène est-il l’avenir de la voiture électrique ?

L’hydrogène est-il l’avenir de la voiture électrique ? C’est la question que se posent les spécialistes du secteur et les partisans d’une transition énergétique rapide et efficace. La technologie recèle en effet à l’évidence de nombreux atouts, parmi lesquels une autonomie accrue et une recharge quasi-instantanée.

En outre, la voiture à hydrogène ne rejette pas de gaz à effet de serre, pas de dioxyde de carbone, encore moins de méthane. Et c’est normal, puisqu’elle n’a tout simplement pas de pot d’échappement. La voiture à hydrogène ne rejette donc que de l’eau et le plein se fait comme avec du gaz naturel, en quelques minutes seulement. En bref, la voiture à hydrogène possède tous les avantages d’une voiture au diesel, avec la pollution en moins.

À la conduite, le véhicule se comporte comme une voiture électrique. Point de levier de vitesse, ni de pédale d’embrayage, simplement une imposante manette qu’il faut abaisser pour allumer le moteur. Au-dessus du tableau, un petit écran indique le niveau de charge de la pile hydrogène. Et au démarrage, le silence règne. Il faut tendre l’oreille. À peine un léger sifflement indique à l’automobiliste que le moteur tourne. Etre plus zen, est l’autre avantage de l’hydrogène.

Plateforme de recherche et d’échange, le Conseil de l’hydrogène est un lobby don but premier est d’encourager les gouvernements et acteurs clés de la société civile à investir dans les infrastructures de l’hydrogène.

Le conseil lui-même contribuera à cet effort de transition à hauteur de 1,4 milliard d’euros par an. Par ailleurs, l’automobile n’est qu’une des cibles du nouveau lobby. En effet, les applications industrielles ou urbanistiques de la pile à combustible, qui transforme l’hydrogène en électricité, se multiplient également. Le stockage des énergies renouvelables est aussi une piste intéressante. Il est possible de tirer parti d’un surplus d’électricité d’origine solaire ou éolienne pour électrolyser de l’eau et, ainsi, produire de l’hydrogène et de l’oxygène, le duo qui alimente une pile à combustible.

L’exemple du stockage propre n’est pas choisi au hasard. L’hydrogène n’est pas un carburant primaire comme le pétrole, qui se pompe où il repose. Il faut le produire, à grande débauche d’énergie. De manière verte, par électrolyse de l’eau. Ou nettement moins verte à partir d’hydrocarbures comme le méthanol.

Qui pense aux hydrocarbures pense également à la fiscalité. L’un des arguments qui sera avancé par le Conseil de l’hydrogène auprès des gouvernements sera de pouvoir taxer l’hydrogène plus facilement que l’électricité.