ville inégalités

News, Société

Les villes s’attaquent aux inégalités hommes femmes

Nos politiques d’urbanisation bénéficient majoritairement aux hommes et ne tiennent pas suffisamment compte des femmes dans l’espace public. C’est le constat dressé par plusieurs associations qui se battent contre une approche genrée de nos villes : nos villes sont construites pour les hommes. En outre, selon un rapport de l’ONU, l’austérité actuelle et les coupes budgétaires touchent durement les services publics qui contribuent à l’émancipation des femmes.
Ainsi, si 95 % des rues portent des noms d’hommes, l’organisation même des zones urbaines est basée sur une forte discrimination sur base du sexe. En bref, les villes sont construites par des hommes. Le personnel politique est largement masculin. Les grands architectes sont des hommes, ils érigent des statues de grands hommes et pensent l’espace pour les hommes.
Ce patriarcat à l’œuvre en matière d’urbanisme n’est pas seulement symbolique. Il a aussi pour effet de restreindre l’accès des femmes à l’espace public. Dans le domaine des loisirs, on finance des skateparks ou des city stades, des espaces fréquentés quasi exclusivement par des garçons. De manière générale, en Belgique, en France et en Suisse, 75 % des subventions publiques destinées aux loisirs des jeunes bénéficient exclusivement aux garçons.
En matière de sécurité, les femmes ne sont pas suffisamment prises en compte non plus par les politiques publiques. En raison d’un climat d’insécurité, la nuit, la part des femmes dans la population présente dans les rues chute de 30 % par rapport à la journée. En cause, notamment, la peur d’être agressée ou violée. Les parcours doivent donc être mieux sécurisé, et entre autres mieux éclairés, sur certains axes. Comme il est essentiel pour les femmes de pouvoirs se déplacer en transports en commun sans craintes. De même, l’état des trottoirs doit être améliorer, surtout lorsque l’on se déplace en poussette ou avec des enfants en bas âge. Enfin, La mixité est aussi un facteur de sécurisation pour tous. Là où tous les genres et âges cohabitent, il y a moins de comportements agressifs.

Alessandra d’Angelo.