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L’Union Européenne renonce à la taxe plastique

Bouteilles, sacs et bouchons en plastique, cotons-tiges, les plastiques sont les premiers prédateurs des océans, affirme l’association Surfrider dans un rapport détaillant la pollution sur cinq sites français et espagnols, situés en Bretagne et au Pays basque.

Et pourtant, l’Union Européenne vient de rejeter l’option d’une taxe sur les plastiques, choisissant plutôt de mieux informer sur leur impact sur l’environnement.

Frans Timmermans, vice-président de la Commission européenne, estime en effet qu’une taxe « ne serait pas tenable » et que changer la manière dont le plastique est produit et utilisé pourrait avoir plus d’effets. Il a donc appelé à des campagnes d’information du public sur les problèmes causés par les plastiques

Quant à la nocivité du plastique, la seule méthode durable de la réduire serait de créer du plastique recyclable et d’éliminer les micro-plastiques, a-t-il assuré. Il a, par ailleurs, indiqué que la Commission collaborait avec des fabricants pour modifier leurs produits et emballages.

À l’heure actuelle, seuls environ 6 % des déchets plastiques sont recyclés dans l’Union. Ce taux très bas est dû à la très grande variété de plastiques utilisée dans les biens de production et de la difficulté à les transformer dans un matériau assez malléable pour être réutilisé. Frans Timmermans estime cependant que les citoyens accepteraient des emballages moins « flashy » et esthétiques s’ils comprenaient que cela comporte un bénéfice pour la pollution des océans.

La Commission s’est engagée à éliminer les plastiques à usage unique, dont les contenants des boissons, de ses propres locaux d’ici la fin de l’année. Le Parlement européen a, quant à lui, définitivement adopté le 28 avril dernier une réduction drastique des sacs plastiques à usage unique. Près de 100 milliards de ces sacs sont utilisés chaque année en Europe.

Enfin, la Commission a prévu d’allouer 500 millions d’euros à des projets d’amélioration de la santé des océans, de la surveillance satellite et des zones de protection à la récupération des déchets plastiques.

ntreprises privées pour la lutte contre la surpêche, la pollution, les déchets plastiques, l’acidification des océans et d’autres menaces pesant sur les écosystèmes marins. Ces promesses comprennent près de 130 millions d’euros récoltés par un groupe d’ONG et entreprises, dont PepsiCo, Procter & Gamble, 3M, l’American Chemistry Council, le World Plastics Council et Oceana. Ces fonds seront utilisés pour empêcher les déchets plastiques de se retrouver dans les océans en Asie du Sud-est. La moitié du plastique déversée dans les océans chaque année provient en effet de cinq pays de la région : la Chine, l’Indonésie, les Philippines, le Vietnam et la Thaïlande.

 

Alessandra d’Angelo.