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Obésité : Plus de gras ou pas dans les substituts de repas ?

Les taux de lipides et de protéines des substituts de repas doivent augmenter en octobre, suite à un vote du Parlement européen. Une mesure qui risquerait d’augmenter l’obésité, selon des industriels.

Les substituts alimentaires sont conçus pour aider à la perte de poids en remplaçant les repas par des boissons, smoothies ou barres à faibles calories. Selon l’industrie, leur consommation aurait un impact positif sur les maladies non transmissibles et liées à l’obésité comme le diabète, les problèmes de genoux, les maladies cardiovasculaires, et constituerait donc un bénéfice de santé publique.

En 2015, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié une opinion scientifique afin d’accroître le taux d’acides gras et de protéines dans les substituts alimentaires.

Ces produits doivent contenir « tous les nutriments indispensables » pour être « sans danger et adaptés » lorsqu’ils sont consommés en tant qu’unique source de nutrition, pendant plusieurs semaines, voire des mois, par des adultes en surpoids ou obèses lors de régimes hypocaloriques destinés à la perte de poids. Or, les taux exigés pour rester en bonne santé sont plus élevés que ceux des produits fabriqués actuellement par l’industrie. Le Parlement a donc voté en faveur de leur augmentation.

Les industriels, pour s’en défendre, soutiennent quant à eux que ces nouvelles exigences donneront aux substituts alimentaires un goût désagréable, une texture rebutante, et qu’ils deviendront rances rapidement. Ils préviennent également la hausse des coûts de production se répercutera sur les consommateurs, qui pourraient ne plus se permettre ces produits déjà relativement onéreux.

Rappelons néanmoins qu’entre 30 et 70 % des adultes en Europe sont en surpoids et 10 à 30 % sont obèses, selon l’Organisation Mondiale de la Santé. En outre, les coûts liés à l’obésité représentent 7 % des dépenses en santé publique. Donc s’il convient de faire attention à sa ligne, l’EFSA (l’Agence Européenne pour la Sécurité des Aliments) conclut dans un rapport qu’un apport minimal journalier en protéines doit être assuré pour également préserver cette santé !

Alessandra d’Angelo.