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L’Europe souhaite combattre les Fake News

Nous sommes le lundi 4 septembre, jour de rentrée pour la plupart des écoliers. Et c’est aussi celle de votre chronique quotidienne à l’Europe que je suis extrêmement ravie de vous proposer à nouveau en cette nouvelle saison radiophonique. Tous les jours, je tâcherai de vous apporter toujours et encore plus, une information aussi riche que diversifiée sur cette Union Européenne dont le centre névralgique de l’information se trouve au cœur de notre belle capitale, à deux pas de nos studios !

Et qui dit information, dit source validée et objectivée, ce qui nous amène à notre billet du jour : Les Fake News, ces informations fausses ou tronquées émanant de certains médias et participant d’une tentative de désinformation. De fausses nouvelles qui induisent une perception erronée de la Vérité et qui ont un impact mondial.

Mariya Gabriel, la nouvelle commissaire au numérique, s’apprête à prendre une des premières mesures de son mandat : mettre sur pied un groupe d’experts sur ces fameuses « fake news ».

Si la commissaire a cependant indiqué n’être pas encore certaine qu’il faille passer des lois européennes sur la question, elle a toutefois l’intention de « dire très clairement que les plateformes [Internet] ont une obligation de diligence », un terme juridique signifiant que les sociétés en ligne, comme Facebook ou Twitter, qui sont les principales sources d’information chez les jeunes, devraient prendre des mesures pour surveiller les posts de leurs utilisateurs.

Le Parlement Européen souhaite, quant à lui, désamorcer les « fake news » par l’éducation et la mise en place de « bonnes pratiques », plutôt que par un contrôle de la technologie.

Fin septembre, la Commission européenne devrait annoncer des mesures instaurant des obligations communes pour le retrait de contenus illégaux publiés sur les réseaux sociaux. Au printemps, un groupe d’eurodéputés avait demandé à l’exécutif d’intégrer les mesures à une réglementation contraignante créant des règles communes dans toute l’union, afin d’éviter un excès de zèle dans certains États.

Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, avait également demandé au mois de mai dernier à sa nouvelle commissaire de se pencher sur la question des « fake news » dans la lettre de mission qu’il lui avait été adressée en début de mandat. « La Commission doit examiner les défis que créent les plateformes en ligne pour nos démocraties en ce qui concerne la dissémination d’informations fausses et initier une réflexion sur ce qui pourrait être fait au niveau européen pour protéger les citoyens », avait-il écrit.

Affaire à suivre donc.

Alessandra d’Angelo