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Brexit : La refondation de l’Europe une urgence !

A l’heure des négociations du Brexit, la refondation de l’Europe apparaît plus qu’urgente. Il faut qu’un nouvel élan soit donné, précise les observateurs Celui-ci suppose des réformes institutionnelles en mesure de faire en sorte que l’Union maintienne sa cohésion économique et sociale face aux grandes puissances étrangères, mais aussi qu’elle soit plus démocratique encore dans le traitement de causes humanitaires comme celle des migrants, tout en assurant la protection de ses citoyens face aux effets délétères de la mondialisation et du terrorisme.

A partir du 29 mars 2019 prochain à minuit, le Royaume-Uni ne fera plus partie ni du marché unique, ni de l’Union douanière, ce qui affectera particulièrement certains secteurs, pays et régions puisque l’Angleterre deviendra un marché tiers.

En juillet dernier, Michel Barnier, négociateur en chef de l’Union européenne sur le Brexit, a donc réaffirmé sa volonté de limiter les coûts de cette sortie anglo-saxone tout en préparant la société civile aux changements inéluctables. Les contraintes concerneront surtout la filière agro-alimentaire et certains pays ou régions comme l’Irlande et les Flandres en subiront les conséquences plus que d’autres.

L’objectif est maintenant d’atteindre, dès octobre 2018, et « sans dramatiser », un accord sur les principes régissant trois « sujets prioritaires » dans le cadre d’un « retrait ordonné » : les droits des ressortissants européens installés au Royaume-Uni et des Britanniques vivant sur le territoire des 27 (4,5 millions de personnes) ; la situation des bénéficiaires des politiques européennes ; les frontières, avec un souci principal : la stabilité financière de l’Union Européenne

L’option du « no deal » reste envisageable. Mais alors que dans une négociation classique, une absence d’accord implique le maintien du statu quo, en l’espèce, cela impliquerait le retour à un passé lointain : celui d’une relation fondée sur le régime de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), ce qui aggraverait la situation perdant-perdant qui résulte déjà du Brexit », a déclaré Michel Barnier.

Tout en regrettant le choix britannique, l’homme a toutefois souligné le potentiel pédagogique de cette négociation dans les Etats membres face aux populismes, en invitant les gouvernements nationaux à s’en saisir pour insister sur les progrès apportés par l’Europe et que celle-ci a encore un avenir.

Alessandra d’Angelo.