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Une agriculture plus durable


Plus de 200 sociétés, organisations et intervenants à travers l’Europe se sont ralliés à un mouvement pour demander à la Commission européenne de présenter des propositions ambitieuses pour une réforme de la PAC, la Politique agricole commune. Si la politique agricole commune (PAC) a évolué au cours des années. Elle s’est progressivement réformée pour intégrer les préoccupations environnementales et mieux servir la cause du développement durable, mais cela ne suffit pas ! Perdrix grise en voie d´extinction dans un grand nombre de pays européens, disparition des abeilles sauvages ou encore du déclin rapide du lièvre européen, comment justifier qu’une politique qui coûte 60 milliards d’euros ne peut pas faire face à de tels problèmes environnementaux, comme aider de nombreuses exploitations agricoles à survivre ? Des défis importants que l’Union Européenne doit relever à l’horizon 2020. Le commissaire européen pour l’agriculture Phil Hogan a donc appelé à des résultats budgétaires devant profiter à toute la société, en tenant sérieusement compte des réponses des citoyens à la consultation publique actuellement en cours.

Deux piliers demeurent : la garantie d’un mode de production durable qui évite les pratiques néfastes pour l’environnement et l’adoption de mesures incitatives en faveur de biens et services publics respectueux de l’environnement. C´est pourquoi une alliance s´est formée sous le slogan « LivingLand », réunissant des entreprises, la société civile et d´autres parties prenantes. Tous ces acteurs issus de différents domaines de la société se sont engagés dans une vision commune : Un système agroalimentaire plus intelligent. Suivant cette approche, la nouvelle politique agricole de l´Union européenne devra être juste pour les agriculteurs et les communautés rurales, écologiquement viable pour la propreté de l´air et de l´eau, la qualité des sols et la prospérité de la vie végétale et animale. Elle doit également permettre une alimentation de qualité et le bien-être de tous les citoyens. Enfin, elle doit être globalement responsable pour le climat de la planète et le développement durable dans toutes les régions du monde. Aujourd’hui, trop de puissants intervenants tirent profit du statu quo et empêchent le débat.