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Le Groupe d’Etats contre la corruption (GRECO)

Le GRECO salue des progrès en termes de corruption.

Prague a observé neuf des treize recommandations du Groupe d’Etats contre la corruption (GRECO). Dans le nouveau rapport de cet organe du Conseil de l’Europe, les progrès de la Tchéquie sont plutôt salués, notamment pour ce qui est de la transparence du financement des partis politiques. Il reste cependant encore beaucoup à faire dans la lutte contre la corruption.

Il y a tout de même du mieux. Dans le précédent rapport du GRECO, publié en 2015, les efforts des autorités tchèques étaient qualifiés de « très faibles » et « d’insuffisants ». A l’époque, les Tchèques n’avaient suivi qu’une seule des treize recommandations qui leur avaient été faites.

Cette fois-ci, des progrès très net sont observés, notamment avec l’adoption, même avec beaucoup de retard, d’une loi visant à contrôler le financement des partis et des mouvements politiques. Une autorité est d’ailleurs chargée de superviser cette surveillance. Il faudra encore attendre qu’elle soit pleinement fonctionnelle pour évaluer son efficacité. Il s’agit notamment de veiller au respect des limites des comptes de campagne. Les partis contrevenants pourront se voir infliger une amende allant jusqu’à deux millions de couronnes.

Pour autant, le GRECO pointe du doigt des domaines où la République tchèque doit faire mieux. Ainsi, par exemple la loi sur la fonction publique comporterait des zones d’ombre et l’institution du Conseil de l’Europe demande à Prague d’indiquer clairement que la corruption de n’importe quel salarié du secteur public est une faute grave susceptible de faire l’objet de poursuites judiciaires.

Aussi, l’organe européen souhaite que les autorités tchèques lui fournissent d’ici au mois de septembre un rapport au sujet des recommandations qui n’ont pas été respectées. Le document révélé ce jeudi rejoint finalement les récentes conclusions de l’organisation Transparency International. L’ONG notait que ces dernières années, le gouvernement tchèque avait été très actif sur le plan législatif mais que les lois votées étaient bien souvent inefficaces et manquaient leur cible. Dans de nombreux cas, comme récemment avec la loi sur le registre des contrats publics, les législate

Rappelons également que la Belgique est pointée comme très mauvais élève de la classe en matière de corruption de juges, magistrats et fonctionnaires. La corruption est l’un des fléaux les plus dure à endiguer. Bruxelles est carrefour européen et doit dupliquer de prudence en la matière. N’oublions pas que 76% des européens estiment que la corruption est monnaie courante à l’Europe. La corruption sape la confiance des citoyens dans les institutions démocratiques et l’Etat de droit, nuit à l’économie et prive les pouvoirs publics des recettes fiscales dont ils ont besoin. »