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La protection des réfugiés mineurs demeure en effet insuffisante en Europe

Déjà en juillet 2016, un rapport de la commission d’enquête du parlement britannique notait que Les États membres ne viennent pas en aide aux réfugiés mineurs qui arrivent seuls en Europe. Le nombre de mineurs non accompagnés portés disparus s’élève à plus de 10.000 enfants selon Europol. Et les pays européens appliquent une sélection discriminatoire selon le pays d’origine de l’enfant, mais aussi déficitaire une fois arrivé en pays d’accueil, certains vivant dans des conditions horrifiantes. Or, si le statut de mineur migrant en danger dépend de la politique migratoire, il relève également de la protection de l’enfance.

Protéger les migrants les plus vulnérables, notamment les mineurs non accompagnés, est donc une priorité de la Commission européenne. Elle a donc proposé une révision de la loi européenne sur le droit d’asile, avec la possibilité de nommer un tuteur dès que possible, et maximum dans un délai de 5 jours suivant la demande d’asile. Elle appelle également à la mise en place d’un système d’identification immédiatement après leur arrivée, en leur garantissant une aide juridique, un accès à l’éducation et l’intégration dans des centres ou des familles d’accueil.

La Commission propose aussi d’affecter des fonctionnaires spécialement à la protection de mineurs dans les « hotspots » sur les côtes italiennes et grecques afin de prendre rapidement toutes les mesures nécessaires pour éviter les détentions administratives d’enfants.

Cependant, la commission constate également le mois de mars a connu un nouveau record mensuel de 2465 personnes relocalisées, faisant grimper le nombre total à 16 340. Par relocalisation, la Commission entend le mouvement de personnes qui se trouve déjà à l’intérieur des frontières européennes. Ce qui constitue une preuve tangible de solidarité et de responsabilité. Les États membres doivent maintenant respecter leurs engagements en la matière et intensifier leurs efforts. Ils ont l’obligation politique, morale et légale de le faire », a déclaré le commissaire européen à l’immigration, Dimitris Avramopoulos. Mais à ce rythme positif, les objectifs de relocalisation de 160 000 migrants pourraient être atteints en septembre.