Economie, Europe

La banque Européenne, quel sera son avenir après le Brexit ?


L’autorité bancaire européenne a été créée en 2010 en réponse à la crise financière et bancaire. Sa mission est d’exercer un contrôle des banques européennes et d’harmoniser leurs pratiques, afin d’assurer la stabilité financière de l’Union européenne. Avec la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, elle est l’une des deux agences londoniennes à la recherche d’un nouveau foyer. Son siège social se trouve, en effet, à Londres et elle emploie actuellement 160 personnes. Avec le Brexit, elle devra s’installer dans un autre pays de l’Union européenne.

Avant la crise, la supervision des activités du secteur bancaire était principalement effectuée par les autorités bancaires nationales. Même si des autorités européennes existaient (comme le Comité européen des superviseurs bancaires), peu d’harmonisation des pratiques et des normes étaient prévues. Par exemple, la législation européenne interdisait « de collecter par-delà les frontières nationales les informations et données indispensables pour effectuer une évaluation exhaustive des risques pesant sur une banque ou un groupe d’établissements.

La responsabilité des banques dans la crise financière a été mise en cause et un meilleur encadrement de leurs activités à l’échelle européenne est apparu nécessaire. Dans un contexte de finances mondialisées et de forte interconnexion des systèmes bancaires, il est apparu indispensable d’adopter des normes communes et d’harmoniser les pratiques nationales pour éviter une nouvelle crise.

Trois nouvelles autorités de contrôle ont donc été créées : l’Autorité européenne des marchés financiers, l’Autorité bancaire européenne et l’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles, qui ont un rôle de supervision micro-prudentiel, c’est-à-dire qu’elles supervisent les banques de manière individuelle.

Afin de contribuer à l’harmonisation des pratiques, qui est une des missions principales de l’ABE, l’autorité a régulièrement recours à des outils de soft law, c’est-à-dire des mesures non législatives et non contraignantes. Cela se traduit par exemple par la publication d’opinions et la réponse à des questions émises par les professionnels du secteur bancaire.

Avec la relocalisation se pose également la question de la restructuration des autorités, notamment la fusion de la surveillance des marchés financiers avec celle du secteur bancaire. D’après le directeur exécutif de l’autorité, M. Farkas, le moment est opportun pour réfléchir à une restructuration, six ans après la création du système européen de supervision financière et compte tenu du changement de dynamique du marché unique qu’induit le départ du secteur bancaire britannique (AFP).

De quoi éviter un maximum de cautionner l’achat de produits présentant cet ingrédient dans leur composition ! C’est ainsi que se termine ce flash. Je vous retrouve quant à moi demain fidèle au poste !