carrés de sucre

Europe, Santé

L’Europe agit contre l’excès de sucre

Les principaux fabricants de sodas présents sur le marché européen se sont engagés à réduire de 10% la teneur en sucre dans leurs produits d’ici 2020. En 20 ans, nos sodas auront donc perdu plus de 20% de leur teneur en sucre, avance Unesda Soft Drinks Europe.

Les acteurs du secteur avancent ainsi qu’ils œuvreront à la promotion des produits avec une faible teneur en sucre et ceux sans sucre. Ils veilleront également à l’élargissement de la gamme de produits avec tantôt des portions plus petites, tantôt de nouveaux produits. Et les produits en leur forme actuelle seront aussi revus.

De son côté la fédération belge, FIEB, souligne les efforts déjà effectués par ses membres. Depuis plusieurs années, les producteurs belges se sont engagés pour une augmentation de la part de marché des boissons light et zero, qui s’élève aujourd’hui à 30%, ce qui fait des acteurs belges les meilleurs élèves à l’Europe.

Dans le même ordre d’idée, le 20 janvier dernier, le Parlement européen très divisé a rejeté un projet de directive controversé sur la nourriture pour bébé, visant à augmenter la teneur en sucre de ces produits, l’OMS recommandant une teneur en sucre maximale de 5%.

Le risque sanitaire associé à une consommation excessive de sucre est à présent tout à fait reconnu. Le rôle de toutes les nouvelles réglementations est donc de limiter ce risque, et particulièrement pour les bébés et les enfants, qui sont les consommateurs les plus vulnérables. Un taux de sucre élevé dans la nourriture comme dans les boissons contribue à l’augmentation de l’obésité infantile et modifie les goûts des enfants, qui ont beaucoup de mal à se défaire de leur habitude de manger trop de sucre en grandissant.

L’engagement au niveau européen démontre donc que les entreprises du secteur des boissons non alcoolisées, comme celles du secteur alimentaire, prennent leurs responsabilités dans la lutte contre le surpoids.

La plateforme edulcotants.eu, qui détaille les édulcorants autorisés en Europe, rappelle que la préférence pour la saveur sucrée se manifeste dès la naissance. Le goût sucré est associé à la « jouissance » et à la « sécurité ». Cette perception trouve son origine dans la prime enfance et plus précisément dans l’allaitement, le lait maternel ayant en effet un goût sucré. L’éducation a un bon dosage du sucre dans l’équilibre nutritionnel se fait dès le plus jeune âge. Et puis, il existe les édulcorants qui n’apportent presque pas de calories, contrairement au sucre.