Bruxelles, Europe, Santé

Le coût économique du survol de Bruxelles

La semaine dernière,  notre équipe évoquait que le niveau sonore est une des nuisances principales de la vie quotidienne en Europe. 40% des citoyens interrogés se déclarent gênés par le bruit. Il nuit en outre gravement à la santé et des dizaines de milliers de personnes en meurent chaque année, les estimations pointant 150 personnes en moyenne par jour, soit plus de 50.000 décès par an.

Un cout sanitaire de 265 millions d’euros, dont 64 millions générés rien que par le survol de Bruxelles, qui s’évaluerait aussi en diminution d’années d’espérance de vie. Des chiffres qui ressortent d’une étude commandée par la ministre bruxelloise de l’Environnement, Céline Fremault.

C’est un coefficient appelé DALY qui estime l’espérance de vie sans incapacité. Le Daly est obtenu en multipliant la population exposée aux bruits par un coefficient déterminé par l’OMS et un facteur d’incapacité DW (dégradation de l’état de santé). Alors que l’espérance de vie pour les hommes est de 78 ans et 83 ans pour les femmes, l’étude met en lumière le nombre d’années de vie en bonne santé qui sont perdues, à cause du bruit, de façon générale, mais aussi le coût en termes de sécurité sociale et d’impact économique, une première du genre.

À Bruxelles, la gêne aux personnes induite par le bruit des transports représente la perte de 2.400 Daly, ce qui représente 5300 années de vie en bonne santé. Le bruit routier en est la première cause (60%), puis le trafic aérien (32%) et le bruit ferroviaire (9%).

En termes de troubles du sommeil, le bruit des transports entraîne la perte de 2.900 Daly (dont 78% à charge du bruit routier, 18% pour l’aérien et 4% pour le ferroviaire). En termes de troubles du sommeil, le bruit des transports entraîne la perte de 2.900 Daly (dont 78% à charge du bruit routier, 18% pour l’aérien et 4% pour le ferroviaire).

Bruxelles est une capitale européenne particulièrement plus touchée. Le survol de Bruxelles et sa périphérie génère 18 fois de troubles du sommeil qu’à Paris qui dispose pourtant de deux aéroports nettement plus vastes.

Rappelons que l’Europe se montre de plus en plus sévère en matière d’amendes infligées aux compagnies aériennes. Quant à leur application, exemple français à suivre, en août dernier, un avion de la compagnie polonaise Enter Air, à destination de Majorque, avait été immobilisé avec ses passagers pendant cinq heures au sol, car la société n’avait pas payé 1,103 million d’euros d’amendes pour nuisances sonores, une première, selon l’Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires.