Réalité virtuelle

Europe, Technologie

La réalité virtuelle en Europe

La réalité virtuelle en Europe, mise en valeur par une rencontre au Bozar (à Bruxelles) ce 14 février, est un nouveau médium balisé par l’immersion et l’interactivité.

Historiquement, les applications de réalité virtuelle sont restées longtemps cantonnées à l’usage des professionnels – militaires, industriels ou chercheurs – ayant notamment recours aux simulateurs pour des mises en situation d’exercices, de procédés de fabrication ou d’expériences diverses. Après une succession d’échecs commerciaux au cours des décennies 1980 et 1990, le marché des casques de réalité virtuelle est resté très limité, avec moins de 200.000 casques vendus dans le monde en 2014. Néanmoins, le grand public pourrait se laisser séduire grâce à une qualité graphique des applications proposées, grandement améliorée et un prix de vente plus abordable, 200 euros en moyenne.

En mars 2014, le rachat par Facebook de la start-up californienne Oculus VR, développant un casque de réalité virtuelle pour jeux vidéo, moyennant 2 milliards de dollars (voir La REM n°32, p.51), a créé l’événement et les principaux acteurs de l’électronique grand public, ainsi que de nombreux groupes internet, envisagent désormais la réalité virtuelle comme étant le prochain relais de croissance, à la faveur de la baisse des coûts de production de certains éléments, comme l’accéléromètre, le gyroscope et l’écran à très haute définition, intégrés dans les smartphones.

Afin d’amener progressivement le grand public à se familiariser avec les innovations futuristes promises par la réalité virtuelle, Facebook propose, depuis septembre 2015, de visionner des vidéos à 360° sur le fil d’actualité du réseau social depuis un ordinateur, ainsi que sur un smartphone, grâce à une nouvelle application fonctionnant avec Android, en changeant simplement l’inclinaison de l’appareil. Comme en rêve Mark Zuckerberg, la réalité virtuelle généralisera probablement dans un futur proche cette conception de la « présence à distance » pour communiquer, travailler en groupe, assister à un spectacle, consulter un médecin ou encore suivre une formation.

The Venture Reality Fund, un fonds d’amorçage qui investit dans les projets de réalité virtuelle, augmentée ou mixte, vient de faire le point sur les start-ups évoluant sur ce terrain en Europe. Et c’est la France qui se retrouve dans les mieux placée en arrivant en 2e position, derrière l’Angleterre, dans le panorama dressé. Le secteur de la réalité virtuelle a attiré près de 200 start-ups dans l’Union dont 116 plus de la moitié se répartissent entre Royaume-Uni (26), France (19), Allemagne (11) et Suède (9).