L'Europe préserve ses biens culturels

Culture, Europe

L’Europe protège ses biens culturels

L’Union Européenne protège activement le patrimoine et la lutte contre le trafic illicite, en étroite collaboration avec l’UNESCO et d’autres organisations comme le Conseil International des musées. Mi-janvier, 70 personnes ont d’ailleurs été interpellées pour vol d’objets culturels suite au travail de nombreux policiers européens et de plusieurs organisations internationales. Plus de 3500 objets culturels, dont la moitié était des artefacts archéologiques, ont été confisqués suite à une opération à grande échelle visant à contrecarrer le vol et la vente d’œuvres d’art et d’objets de valeur culturelle et historiques. Il est à noter que l’enquête, surnommée Pandora, a impliqué 18 pays européens, Europol, Interpol, l’UNESCO et l’Organisation mondiale des douanes. Selon les policiers espagnols, 3 561 objets culturels ont été saisis.

Au cours de cette rafle, près de 30.000 véhicules et 50 navires ont été fouillés et environ 50.000 personnes étaient mobilisées. L’enquête a commencé avec une « annonce suspecte sur Internet » mettait en lumière plus de 400 pièces de monnaie anciennes obtenues par des moyens illégaux. Ont notamment été saisi un tombeau de marbre de l’Empire ottoman et des objets des périodes byzantines et post-byzantines.

Au sein de l’Union Européenne, c’est la Direction générale de la Commission pour l’éducation et la culture qui travaille sur la lutte contre le trafic illicite de biens culturels. « EU CULTNE », un réseau informel réunissant des autorités de police et des experts compétents dans le domaine de la prévention et la lutte contre la criminalité culturelle vient renforcer les actions de coordination entre les forces de l’ordre, les autorités culturelles et des organisations privées (par exemple, des antiquaires, des maisons de ventes aux enchères, des sites de ventes aux enchères), par l’identification et le partage, en respectant les règles de protection des données, des informations sur les réseaux criminels soupçonnés d’être impliqués dans le trafic illicite des biens culturels.
L’Union Européenne aborde également la lutte contre le trafic illicite dans ses relations avec les pays en développement avec notamment le plan EUROMED Heritage.

La direction générale de l’UNESCO a quant à elle demandé début janvier que des sanctions plus sévères soient appliquées aux contrevenants qui volent, pillent, trafiquent et détruisent le patrimoine mondial.