Avion en vol

Europe, Sécurité

L’Europe lutte activement contre le terrorisme

Si 2015 aura été une année noire pour le terrorisme marquée notamment par les attentats de Charlie hebdo et de Paris. Bruxelles, Nice et Berlin auront été les cibles de Daesh en 2016. De nombreux dirigeants européens ainsi que le président du Conseil européen, Donald Tusk, ont dénoncé ces attaques de l’Etat islamique contre les valeurs démocratiques de l’Europe, dont Bruxelles, siège de l’Union européenne et de l’OTAN, est le symbole. En déplacement en Jordanie, Federica Mogherini, cheffe de la diplomatie européenne, n’a pu retenir ses larmes en évoquant « des jours très triste pour l’Europe ».

Face à la multiplication de ces attentats terroristes, les Européens cherchent évidemment à renforcer leur sécurité, certains pays ayant prolongé à plusieurs reprises leur état d’urgence. L’Union européenne a par ailleurs déjà pris un certain nombre de mesures en ce qui concerne l’amélioration des échanges de renseignements. Conçue pour répondre à ces nouveaux enjeux sécuritaires et aux nouvelles réalités politiques auxquels l’Union européenne est confrontée, la création de l’Agence européenne de gardes-frontières constitue une avancée historique dans la gestion commune des frontières. Inaugurée en octobre dernier, elle doit notamment permettre de mener une coopération renforcée en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme.

Sujet plus délicat, objet d’interminables discussions, le dossier sur le PNR (Passenger Name Record) a franchi une étape majeure en 2016. En discussion depuis 5 ans, le vote par le parlement européen de ce registre européen des passagers aériens a eu lieu le 14 avril 2016. Il doit permettre une traçabilité des passagers dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et le crime organisé. Les États membres disposent maintenant de deux ans pour transposer la directive en droit national.

Parallèlement, le Parlement européen a également voté un paquet législatif sur la protection des données personnelles, définissant clairement les droits des citoyens à l’égard de leurs données. Un projet de directive doit également permettre une harmonisation, au niveau de l’Union, des règles de coopération entre les forces de police européennes et prévenir un usage abusif par les forces de l’ordre des données privées des citoyens.

Enfin, un portefeuille de commissaire spécialement dédié à l’Union de la sécurité a été créé en août 2016. Ce nouveau commissaire européen est assisté par une task-force qui doit mettre à profit l’expertise de l’ensemble de la Commission pour faire avancer les travaux et garantir l’application des mesures en matière de terrorisme et de sécurité. La première réunion de cette task-force a eu lieu le 22 septembre 2016.