Economie, Europe

Les Européens aiment majoritairement l’euro

La monnaie unique européenne, l’Euro, a été une véritable révolution  qui fête ses 15 ans cette année. Elle a été introduite le 2 janvier 2002 par le traité de Maastricht de 1992.  Son but était de supprimer les taux de change, d’éliminer les fluctuations et les frais de change, de favoriser la coopération toujours plus étroite entre les Etats membres, et réduire les disparités économiques entre ces derniers.

Changement majeur dans la vie quotidienne de plus de 300 millions d’Européens, l’arrivée de l’euro s’est accompagnée, de manière prévisible, d’inquiétude, notamment quant au pouvoir d’achat. Quinze ans plus tard, alors que la monnaie unique européenne est parfaitement rentrée dans les mœurs et que l’attachement des Européens à son égard est réel, les critiques demeurent vivaces, alimentées par les effets durables de la crise économique et financière. Menacé, l’avenir de la zone euro dépend aujourd’hui d’une refonte rapide et profonde de son fonctionnement.

Selon un récent euro-baromètre publié en novembre 2016, la majorité des personnes sondées restent favorables à l’euro. La monnaie unique culmine même à 87% au Luxembourg et dépasse les 70% dans 13 Etats membres de la zone euro sur 19. Cet équilibre est pourtant menacé par les discours populistes et les eurosceptiques qui tentent de récupérer le coté clairement inachevé de la monnaie unique. Admis par une très large partie du paysage politique européen, les dysfonctionnements et inaccomplissements de la zone euro sont suffisamment importants pour mettre en danger son avenir.

Pour la l’anecdote,  le billet de 50 euros, le plus répandu en Europe, sera remplacé au printemps prochain afin de mieux lutter contre la contrefaçon. Le billet de 500 euros sera quant à lui supprimé en 2018.