Theresa May

Europe

Le Royaume-Uni choisit un « hard Brexit »

Theresa May, la première ministre britannique a dévoilé sa vision pour la Grande-Bretagne hors d’Europe, soit dire adieu au marché unique européen après que la Grande-Bretagne soit sortie de l’Union Européenne. Elle place au sommet de ses priorités le contrôle des frontières et de l’immigration en provenance de l’Europe. Et même si elle réfute l’expression, il s’agit bien d’un « hard Brexit ».

Pourtant, grand écart, le marché unique européen est historiquement né de la volonté de Margaret Thatcher. Et il est l’une des grandes réussites de l’Europe et son meilleur atout en ces temps de mondialisation accrue. Ce marché englobe 4 libertés : la libre circulation des personnes, des services, des marchandises et des capitaux.

Cette reconnaissance mutuelle entre Etats-membres joue un rôle essentiel dans la suppression des obstacles au commerce. Les citoyens de l’UE peuvent ainsi étudier, vivre, faire leurs achats, travailler ou prendre leur retraite dans n’importe quel pays de l’UE, ou avoir accès à des produits issus de toute l’Union.

Les entreprises européennes ont pu développer leurs activités, en ayant un accès direct à près de 500 millions de consommateurs tandis que la concurrence a fait baisser les prix. Ce marché unique a aussi offert un choix plus large aux consommateurs. Les communications téléphoniques coûtent beaucoup moins cher qu’il y a 10 ans; le prix des billets d’avion a chuté et les liaisons aériennes se sont multipliées; un grand nombre de particuliers et d’entreprises peuvent maintenant choisir leurs fournisseurs d’électricité et de gaz : le citoyen européen peut circuler librement sans passeport au sein de l’espace Schengen.

Cette intégration économique présente un intérêt considérable en période de récession, en permettant aux pays de l’UE de maintenir les échanges commerciaux entre eux plutôt que de recourir à des mesures protectionnistes qui ne feraient qu’aggraver la situation.

Parallèlement, l’UE travaillent encore sur les derniers obstacles qui subsistent comme la diversité des systèmes fiscaux nationaux, des marchés nationaux distincts pour les services financiers, l’énergie et le transport; le commerce électronique qui n’est pas unifié ou les règles relatives à la reconnaissance des qualifications professionnelles pour permettre aux travailleurs qualifiés de trouver plus facilement un emploi dans un autre pays de l’Union Européenne.