Lutte contre la drogue sur la darknet

Europe, Société

L’Europe renforce la lutte contre la drogue

Dans le cadre de sa lutte contre la drogue, l’Agence européenne des drogues a donc décidé de faire appel à des hackers « repentis », soit des pirates informatiques, mais également d’anciens trafiquants, pour lutter contre le trafic de drogue qui se repend sur internet. Leur mission est de sonder le « darknet », la face cachée du réseau Internet, sur laquelle s’opèrent des trafics en tout genre. Sur cet internet caché du grand public, il est possible de trouver des armes, de la prostitution, du crime organisé, de la drogue, etc. L’Agence se donne jusqu’à 2025 pour boucler son programme de recrutement.

Les futures recrues ne se contenteront pas de traquer les drogues « classiques », mais élargiront leurs recherches aux nouvelles drogues de synthèse. A l’heure actuelle, la législation ne permet de réprimer que le trafic de substances déjà classées illicites. Or le rythme d’invention et de production de ces nouvelles drogues ne permet pas de les intercepter avant qu’elles n’atteignent le marché.

Neuf agences nationales européennes de lutte contre la criminalité et les trafics coopéreront à ce projet, en transmettant les informations en leur possession à l’Agence Européenne.

Cet observatoire dont le siège est à Lisbonne, a aussi pour objectif d’alimenter les chercheurs et de de fournir des données qui serviront à l’élaboration des politiques européennes destinées à lutter contre la drogue. Son dernier rapport européen, qui récence les données des enquêtes récentes de prévalence, fait apparaître une légère augmentation de la consommation estimée des drogues les plus courantes, dont le cannabis qui reste la drogue la plus répandue. Les décès par surdose sont également en augmentation. Les médicaments gagnent par ailleurs en importance et les habitudes de poly consommation deviennent la norme chez les personnes qui rencontrent des problèmes liés aux drogues. Enfin, certains opiacés et certaines nouvelles substances psychoactives, sont désormais produits en Europe, à proximité des marchés de consommation. L’agenda politique européen 2017 de lutte antidrogue qui se veut plus coercitif doit par ailleurs ainsi couvrir un ensemble plus vaste et plus complexe de problèmes qu’auparavant.