Environnement, Europe

L’Europe étudie la qualité de l’air dans les villes

La pollution atmosphérique est devenu aujourd’hui un sujet de préoccupation important et un volet essentiel qui touche à la santé et l’environnement. Si les émissions de nombreux polluants ont sensiblement diminué ces dernières décennies en Europe, entraînant une amélioration de la qualité de l’air. Les concentrations de polluants atmosphériques demeurent encore trop élevées. Une proportion importante de la population en Europe, surtout dans les villes, vit toujours dans des zones où les standards fixés pour la qualité de l’air sont dépassés. Ceci engrange une baisse de la qualité de vie du fait des maladies et quelques 467 000 décès prématurés chaque année. Des mesures plus strictes en matière de mobilité, d’énergie et d’aliments sont donc nécessaires comme l’indique un nouveau rapport de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE).

Selon ce rapport, établi sur base de données provenant de 400 stations de surveillance officielles, en 2014, environ 85 % de la population urbaine de l’UE étaient exposés aux particules fines, à des niveaux considérés comme nocifs pour la santé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Les particules peuvent provoquer ou aggraver les maladies cardiovasculaires, l’asthme et le cancer du poumon.

Autres conclusions essentielles, est particulièrement nocif le dioxyde d’azote qui affecte les voies respiratoires, mais contribue également à la formation de particules et d’ozone. En 2014, 7 % de la population urbaine de l’EU-28 étaient exposés à des concentrations de dioxyde d’azote dépassant les normes identiques de l’OMS et de l’UE, 94 % de l’ensemble des dépassements étant dus au trafic routier. Le rapport met  également en cause la combustion de charbon et de biomasse dans les maisons et dans les bâtiments commerciaux et institutionnels qui n’a pas diminué de manière sensible.

Les émissions d’ammoniac générées par l’agriculture demeurent élevées et contribuent particulièrement au maintien de taux de particules élevés et à un certain nombre d’épisodes de forte pollution aux particules en Europe. Cette pollution continue de dégrader la végétation et les écosystèmes. La pollution aérienne affecte elle aussi tant l’environnement que les humains. Par leur nature volatile, les polluants atmosphériques produits dans un pays vont ainsi affecter les Etats voisins, dégradant la qualité de l’air sur l’ensemble du continent. Ce problème est donc autant local qu’européen.

Au sein de l’Union européenne, plus de 70% de la production de particules fines est issue de la production et de la consommation d’énergie. La seconde source la plus importante provient du transport routier, à hauteur de 15%.