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Défis et espérances à l’Europe pour 2017

2016 aura été celle du coup d’arrêt, du retour en arrière, pour l’UE avec la décision du Royaume-Uni de quitter l’Union. Brexit suivi quelques mois plus tard par un deuxième électrochoc: l’élection de Donald Trump à la tête des Etats-Unis. Et ce sont bien les deux principaux défis que l’Europe aura à relever en cette nouvelle année 2017: enclencher le processus de séparation avec les Britanniques pour le faire aboutir avant les prochaines élections européennes de 2019 et organiser la coopération future avec une première puissance mondiale, dirigée par un président isolationniste, opposé aux accords commerciaux et indifférent à l’Europe.

Le terrorisme, la crise des réfugiés, les relations de l’UE avec les États-Unis et la Russie, le progrès économiques et sociaux et l’union de défense seront également les autres principaux thèmes politiques débattus. Comme une véritable politique unifiée de solidarité, desécurité et de défense commune.

D’où l’appel lancé aux électeurs avant les échéances qui vont se multiplier cette année, dans plusieurs Etats-membres, et notamment aux Pays-Bas, en France et en Allemagne, alors que l’Europe célèbre cette année le 60ième anniversaire de la signature du Traité de Rome.

Pour rappel, la construction européenne ce sont 28 Etats qui mettent dans un pot commun environ 1% de l’ensemble de leur richesse (PIB). En 2015, le budget géré par Bruxelles était de 145 milliards d’euros (un peu moins que celui de la Belgique). Cette somme est pour l’essentiel répartie comme suit: 6% pour l’administration, 46% pour les fonds structurels (aide aux régions et soutien à l’économie), 41% pour l’agriculture, la fameuse PAC dont bénéficient principalement des pays comme la France, la Pologne ou la Grèce, mais aussi le Royaume-Uni. Ajoutons que 1,6 milliard d’euros est consacré à Erasmus, le programme de mobilité des étudiants, et 10 milliards aux programmes de recherche.

Le budget, la libre circulation, l’euro et la politique monétaire, voilà l’essentiel de la politique communautaire. Mais l’UE se fonde sur deux autres piliers, restés largement interétatiques ceux-là, qui engagent la politique étrangère et de sécurité d’une part, et la coopération policière et judiciaire d’autre part.

Dans l’esprit des fondateurs de l’Union européenne à préserver, il fallait priver les nations des moyens de se faire la guerre en commençant par mutualiser les marchés du charbon et de l’acier. L’intégration appelant l’intégration, l’union ne pourrait que se renforcer.