Crise des réfugiés

Europe, Qui est qui

La crise des réfugiés, le résumé

Le 18 décembre dernier était la Journée internationale des migrants et des réfugiés et il n’est donc pas inutile de revenir sur la crise des réfugiés. Cette date a été choisie par l’ONU pour attirer l’attention sur une convention adoptée par l’assemblée générale des Nations unies le 18 décembre 1990 qui protège tous les migrants et leur famille, avec ou sans papier, qui sont dans une situation de vulnérabilité.

Les chiffres

Selon des données EUROSTAT de 2016, au total, 3,8 millions de personnes ont immigré dans l’un des États membres de l’EU en 2014. Parmi ces 3,8 millions d’immigrants en 2014. Le pays qui a accueilli le plus grand nombre d’immigrants est l’Allemagne, suivie par le Royaume-Uni, la France, l’Espagne et l’Italie. Au total, 15 des États membres de l’Union ont connu en 2014 une immigration supérieure à l’émigration.

La tendance générale actuelle est que les Etats offre la libre circulation aux citoyens des Etats membres tout en durcissant, pour les autres, les règles d’asile et du séjour. Or, le principe de non-discrimination inscrit dans le traité d’Amsterdam a pourtant exclu la discrimination fondée sur la nationalité. Une pierre devenue angulaire dans le droit international de la personne humaine.

Le déclic « Aylan Kurdi »

Le 2 septembre 2015, avec la mort du petit Aylan Kurdi, 3 ans, décédé sur une plage au large de Bordum, l’Europe prenait conscience de la crise des migrants et depuis plusieurs mesures ont été prises. Après que l’Allemagne et l’Autriche ait spontanément ouvert leurs frontières aux réfugiés, l’EU imposait l’instauration de quotas entre les Etats membres de l’Union pour que la répartition soit réfléchie et équitable.

Mais l’Europe des 28 reste aujourd’hui divisée sur la réponse à donner à la crise migratoire. Bon nombre de pays ont remis en place des contrôles provisoires aux frontières, Un geste fort dans l’espace Schengen où la libre circulation à l’intérieur des frontières des vingt-six pays est un des piliers du projet européen.

Les routes et la relocalisation

La majeure partie du flux passe désormais par l’Italie, en plus de la Grèce. Sur les 272 000 migrants et réfugiés ayant traversé la Méditerranée depuis janvier, plus de 112 000 ont rejoint la péninsule italienne et 106 461 la Grèce, tandis que 3 165 ont péri en mer, selon un bilan de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) publié à la fin d’août.

Par ailleurs, le plan temporaire de « relocalisation » de réfugiés depuis la Grèce et l’Italie vers d’autres pays de l’UE, censé incarner la solidarité européenne, s’est embourbé. Selon la Commission européenne, en un an, il a concerné moins de 4 500 personnes, sur 160 000 prévues d’ici à septembre 2017. A partir du mois de mars 2017 prochain les États membres pourront de nouveau renvoyer vers la Grèce les demandeurs d’asile arrivés en Europe par ce pays, a annoncé la Commission européenne. Il s’agit en fait de l’application du système de Dublin. Ce texte prévoit que les demandes d’asile soient traitées dans le premier pays d’arrivé des migrants.